Rechercher

Face à la pénurie de carburant, le gouvernement appelle à lever les blocages et menace de réquisitionner des personnels

prénurie d'essence
MARSEILLE, FRANCE - 2022/10/10: Service station of a Hypermarket in the Marseille region seen closed for lack of fuel supply. The employees of the French refineries of the Total group are on strike to demand a salary increase. The strike leads to a shortage of fuel in gas stations. (Photo by Denis Thaust/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

Alors que la grève pour les salaires va s’étendre à partir de mercredi matin à la raffinerie de Donges, près de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, le gouvernement a appelé à la levée « sans délai » des blocages des dépôts de carburants, en menaçant d' »intervenir » pour les débloquer. La Première ministre Élisabeth Borne a même annoncé la réquisition des personnels pour le déblocage des dépôts de carburants du groupe Esso-Exxonmobil.

 

« Nous mettons tout en œuvre pour que cette situation s’arrête« , a-t-il ajouté au lendemain d’une réunion d’urgence à Matignon, en évoquant la possibilité de procéder à des réquisitions ou de rouvrir les accès aux dépôts. « Le gouvernement appelle à ce que la totalité des blocages soient levés sans délai. Sans quoi, nous prendrons nos responsabilités, c’est-à-dire que nous pourrions être amenés à les lever« , a-t-il dit.

Olivier Véran

 

Exxon et Total, deux situations différentes

Olivier Véran a fait la différence entre la situation à Exxon, où « il n’y a plus aucune raison qu’il y ait le moindre blocage » après l’accord entre la direction et les syndicats lundi, et à TotalEnergies, où « la CGT continue à appeler à bloquer », ce que « nous considérons excessif et anormal ». « La direction de Total a raison de demander la levée des blocages avant de discuter« , selon lui. Si la situation ne s’améliorait pas « très vite », le gouvernement pourrait « débloquer, rouvrir l’accès aux centres de dépôt et aux raffineries, et ensuite réquisitionner le personnel adéquat pour pouvoir permettre à la situation de se normaliser », a expliqué Olivier Véran.

Il a estimé que retrouver « un fonctionnement normal » dans les régions les plus touchées allait « prendre quelques jours« , et assuré que « ce sera le cas dans les 15 jours« , soit avant les congés de la Toussaint. Il a par ailleurs jugé anormal que « quelques profiteurs de grève » aient fait bondir « les prix de l’essence à la pompe » dans certaines stations. Le gouvernement « discute avec Total en vue qu’il puisse y avoir une prolongation sur quelques jours de la ristourne » mise en place par le groupe, selon le porte-parole. « Les jours de blocage d’accès au carburant que l’on est en train de vivre aboutiront aussi à des prolongements, c’est ce que nous demandons à Total – des ristournes« , a confirmé son collègue chargé des Transports, Clément Beaune, sur RMC.

<<< À lire également : Les essais de missiles nord-coréens étaient une simulation d’attaque nucléaire visant à « anéantir » la Corée du Sud, selon les médias d’État >>>

 

 

Vous avez aimé cet article ? Likez Forbes sur Facebook

Newsletter quotidienne Forbes

Recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité business et entrepreneuriat.

Abonnez-vous au magazine papier

et découvrez chaque trimestre :

1 an, 4 numéros : 30 € TTC au lieu de 36 € TTC