Les principales places financières européennes ont chuté après la guerre commerciale lancée par Donald Trump. Aux Etats-Unis, le recul a encore été plus marqué.
Comme attendu, les marchés ont chuté. En réponse à la guerre commerciale lancée par Donald Trump, les bourses mondiales ont continué de chuter ce vendredi 4 avril en mi-journée, après avoir clôturé en net repli la veille. Mercredi 2 avril, les États-Unis ont décidé d’imposer des droits de douanes « réciproques » à la plupart des pays. La Chine, qui s’est vu attribuer une surtaxe de 34% (en plus de 20% déjà en vigueur) a décidé de répondre par une riposte de la même ampleur.
Dans la foulée de ces annonces chocs, les investisseurs ont rapidement rééquilibré leur portefeuille au profit d’actifs sûrs, comme des obligations d’État. Ainsi, le CAC 40 a poursuivi sa baisse, reculant d’environ 4 % à la mi-journée, après une chute de plus de 3 % la veille. Les marchés européens sont également dans le rouge : Londres a cédé 3,8 %, Francfort a enregistré un repli de 5 %, tandis que Milan s’est effondré de 7,57 % et Madrid de 6,02 %.
Jeudi, c’est Wall Street qui a le plus durement accusé le coup après ces annonces. Les investisseurs redoutent que la nouvelle offensive commerciale du président américain n’entrave sérieusement la croissance des États-Unis. Le S&P 500 a décroché de 4,84 %, enregistrant sa plus forte baisse depuis juin 2020. Le Nasdaq a chuté de 5,97 %, tandis que le Dow Jones a reculé de 3,98 %.
Des marchés attentifs
Mais les marchés restent également attentifs aux réactions des autres partenaires commerciaux des États-Unis, qui s’organisent pour répondre à l’offensive américaine. L’Union européenne a promis une réponse commune.
« Depuis le début, nous avons toujours été prêts à négocier avec les Etats-Unis afin de supprimer les derniers obstacles au commerce transatlantique. En même temps, nous sommes prêts à réagir », a averti le président de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.
Mais c’est en France que la réponse s’est avérée la plus virulente. Jeudi, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée les principaux représentants des secteurs touchés par ces droits de douanes. Le chef de l’État a intimé à ses interlocuteurs de suspendre leurs investissements aux États-Unis. En 2023, ceux-ci représentaient 370 milliards de dollars, ce qui fait de la France le 5e investisseur étranger chez l’Oncle Sam, selon le BEA (Bureau of Economic Analysis).
Dans ce contexte, de nombreux économistes estiment qu’une récession est de plus en plus probable aux États-Unis. La Banque JP Morgan prédit même que cette guerre commerciale pourra faire basculer l’économie mondiale dans le négatif. Pour autant, les professionnels des marchés considèrent toujours que le président américain sera amené à faire machine arrière, prenant l’exemple de son premier mandat. À défaut, la Réserve fédérale américaine (FED) pourra toujours venir au secours des marchés. Tant que son indépendance reste intacte.
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